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Cybercriminalité en Thaïlande : 24 milliards de bahts saisis

La Thaïlande intensifie sa répression contre la cybercriminalité, avec des résultats chiffrés qui témoignent d’une mobilisation grandissante des forces de l’ordre. Au cours de ces derniers mois, les autorités ont saisi et confisqué plus de 24 milliards de bahts provenant d’activités criminelles en ligne — un montant considérable qui reflète l’ampleur du phénomène dans le royaume.

Ces opérations ciblent principalement les arnaqueurs numériques, les réseaux de fraude à la romance (où des escrocs se font passer pour des partenaires romantiques auprès de victimes étrangères), les usurpations d’identité bancaire et les escroqueries aux faux investissements. Ces dernières années, ces schémas criminels se sont sophistiqués, attirant aussi bien des victimes thaïlandaises qu’internationales. Les criminels opèrent souvent depuis des call centers illégaux, coordonnant leurs arnaques par des canaux numériques cryptés.

Les efforts de répression impliquent plusieurs agences : la police nationale, la Cyberrime Division, le Bureau du procureur général et les institutions financières. Ensemble, elles démantèlent des réseaux, tracent les flux d’argent vers des comptes bancaires intermédiaires, et rapatrient partiellement les fonds vers les victimes. Les arrestations se multiplient, en particulier celle de chefs de réseaux organisant ces opérations à grande échelle.

Pour les résidents étrangers et investisseurs en Thaïlande, ce renforcement est rassurant : il montre une volonté gouvernementale d’assainir l’environnement numérique et financier. Cependant, la vigilance reste de mise. Les arnaqueurs adaptent constamment leurs techniques, exploitant les réseaux sociaux, les applications de messagerie et les plateformes de rencontre. Les montants saisis — bien que spectaculaires — ne représentent qu’une fraction des préjudices réels causés aux victimes.

Les autorités recommandent aux résidents et aux entreprises de signaler immédiatement toute activité suspecte, de ne jamais partager d’identifiants bancaires, et de vérifier l’authenticité des demandes d’investissement avant d’engager des fonds. Les banques thaïlandaises renforcent aussi leurs filtres de détection des transferts suspects.

Source : Gavroche – Société

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