La Thaïlande poursuit son enquête judiciaire suite à la tragédie du 28 mars 2023, lorsque le bâtiment abritant la Cour des comptes s’est effondré partiellement à Bangkok, causant plusieurs décès. Plus d’un an après les faits, les autorités ont identifié 23 personnes responsables à divers degrés de cette catastrophe et engagent contre elles des poursuites judiciaires.
Cet effondrement avait provoqué une onde de choc considérable dans le pays : au-delà du bilan humain tragique, il avait soulevé des questions cruciales sur les normes de construction, le respect des réglementations de sécurité et la responsabilité des acteurs impliqués dans la conception, la construction et la maintenance de l’infrastructure.
L’enquête a révélé une succession de défaillances et de manquements : défauts de conception, non-respect des codes de construction, absence de contrôles appropriés lors de la réalisation des travaux, ou encore négligence dans l’entretien du bâtiment. Ces accusations visent architectes, ingénieurs, entrepreneurs et représentants des autorités en charge du suivi des chantiers.
Les poursuites traduisent une volonté des autorités thaïlandaises de renforcer la responsabilité dans le secteur de la construction. En Thaïlande, comme dans beaucoup de pays en développement rapide, les risques liés aux défaillances structurelles restent une préoccupation légitime, notamment dans les zones urbaines denses de Bangkok.
Pour les résidents étrangers vivant en Thaïlande, cette affaire rappelle l’importance de vérifier la solidité et la conformité de tout bien immobilier, qu’il s’agisse d’un achat de condominium ou d’une location. Consulter un expert indépendant et vérifier les certificats de conformité aux normes de construction demeure une précaution élémentaire.
Ce procès devrait également établir des précédents importants dans la jurisprudence thaïlandaise en matière de responsabilité civile et pénale liée aux défaillances de construction.
Source : Gavroche – Société





