An aerial view of Koh Tao in Surat Thani. A property consultancy says the crackdown on illegal nominee structures is unlikely to derail foreign demand for resort and luxury properties in beach destinations. — Bangkok Post – Property
Les campagnes de lutte contre les structures de propriété fictive en Thaïlande se multiplient, mais elles ne découragent pas massivement les acheteurs étrangers. C’est du moins ce que suggèrent les analyses du secteur immobilier thaïlandais. La tendance générale reste à la stabilité de la demande, notamment sur les segments du résidentiel de luxe et des programmes immobiliers touristiques.
Cependant, le contexte change. Les acquéreurs internationaux font preuve de davantage de prudence et accordent une attention beaucoup plus fine aux mécanismes juridiques d’acquisition. Ce qui était autrefois traité rapidement devient un point de réflexion central avant la signature.
Les montages illégaux de nomination—où un tiers thaïlandais figure officiellement comme propriétaire pour contourner les restrictions légales applicables aux étrangers—font l’objet de scrutins plus stricts. Pour rappel, la loi thaïlandaise limite fortement la propriété foncière par les non-Thaïlandais, et autorise principalement l’accès aux bâtiments (condominiums certifiés) sous conditions. Les contournements ont longtemps prospéré dans l’ombre, mais les autorités durcissent désormais l’application.
Pour un expatrié ou un investisseur français envisageant l’acquisition d’un bien à Hua Hin ou ailleurs en Thaïlande, le message est clair : opter pour la transparence juridique. Cela signifie consulter un avocat spécialisé en droit immobilier thaïlandais avant toute engagement, vérifier les titres de propriété avec soin, et comprendre précisément quel type de droit réel vous acquérez—propriété pleine sur un condominium légal, usufruit sur un terrain, ou autre arrangement.
Cette vigilance accrue représente un investissement prudent, pas un obstacle. Les montages légaux et déclarés offrent une protection bien supérieure à long terme, notamment en cas de litige successoral ou de transmission. Les banques et assureurs thaïlandais accordent d’ailleurs plus facilement leurs services aux acquéreurs ayant suivi cette démarche rigoureuse.
En résumé : la demande étrangère reste vivante. L’immobilier thaïlandais continue d’attirer. Mais la qualité juridique du dossier devient un critère de sélection majeur, et c’est une évolution saine pour tous les intervenants.
Source : Bangkok Post – Property



